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YVES DUTEIL PAR COEUR

jeudi 21 mars 2013, par Journal de la Corse

En rassemblant vingt titres-phare de ma carrière, notait Yves Duteil, j’ai voulu partager ce plaisir avec vous. Banal peut être, mais au centre d’une justification de la place tenue par la chanson dans l’histoire de la musique. Yves Duteil donc. Retournons à lui le temps de l’audition de son album intitulé « Yves Duteil par cœur » (1). Il débuta son éducation musicale par l’apprentissage du piano avant de découvrir la guitare Son premier titre, « Virages » sort en I972. Mais c’est un concours organisé dans le cadre du Festival Spa en Belgique qui va lancer sa carrière puisque il y remporte les Prix suivants : le Prix du public, celui de la meilleure chanson, celui de l’Académie Charles Cros, et celui du Secrétariat à la culture. D’un nouvel album sont extraits trois titres à succès, parmi lesquels sa chanson la plus emblématique, « Prendre un enfant ». C’est un artiste au sommet qui part à la rencontre de son public en 1978, marqué par un concert au Théâtre des Champs Elysées. En 1990, il est nommé Chevalier dans l’Ordre National du Mérite et en 1996 dans celui de la Légion d’honneur. Homme généreux, il est le Président de l’APRES (Assistance aux populations et réhabilitation des espaces sinistrés) Voici quelques titres se rapportant aux pièces proposées dans l’album désigné : Virages, L’écritoire, Les batignoles, Tarentelle, Prendre un enfant, Dreyfus (2), etc... Ces chansons nous accompagnent et notre plaisir leur offre parfois une seconde naissance. Il y a de l’intelligence et du cœur à foison dans ces productions. Duteil est comme un exemple en un temps où trop souvent le bruit pur, « le bruit qui ne pense pas » pour paraphraser encore Victor Hugo, tient lieu de musique. L’interprétation qu’il en donne varie tout naturellement des occasions. « Quand parfois, note-t-il, pour le plaisir, je reprends certaines de mes chansons, je me surprends à les chanter différemment comme si le présent déposait une empreinte nouvelle sur ces images du passé. Ainsi « L’écritoire » s’est révélée plus chaude au piano qu’à la guitare et « Le mur de la prison d’en face » a gagné en intimité.

Passeront les jours et les semaines et les années

Tant que je t’aurai à mes côtés

Dans chacun des gestes de la vie

Je t’aimerai aussi.

(Virages)

Vincent Azamberti

(1)Editions de l’Ecritoire, Emi France, TF1 Entreprises 8345109992

(2)Yves Duteil est le petit neveu de Dreyfus

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