Et si Léonard de Vinci n’était autre que le frère de Laurent de Médicis, et non pas le fils illégitime de Piero da Vinci et d’une servante ? Une révélation qui aurait pu changer le destin de l’Italie. Abel Arias, passionné par la Renaissance, signe un premier roman qui plonge le lecteur dans un véritable tourbillon historique, où les œuvres du Maître pourraient être le fil d’Ariane, qui se dévide, encore et toujours.
Hypothèses multiples
Il n’y a pas que Shakespeare qui déchaine les passions et toutes les hypothèses. Léonard de Vinci stimule aussi les imaginations et les théories formulées vont de quasi scientifiques à très fantaisistes. Abel Arias s’appuie sur ces hypothèses pour créer le suspens, en ajoutant aussi des vérités historiques, faisant passer le lecteur d’une époque à l’autre, Renaissante, Moyen-Âge et aujourd’hui. Partir sur les traces du génie universel qu’est Léonard de Vinci, en déterminer l’arbre généalogique, c’est la mission que se voit confier Jonas Friedelbel, jeune Mormon allemand. C’est aussi un chemin qu’empruntent Alessandro Sardelli et Sarah Schweitzer. Et l’auteur de ne pas oublier un poil de polar, avec un meurtre aux relents Cathares qui fleure bon le mystère et entrainera l’inspecteur Tommers sur des pistes européennes tortueuses.
Léonard de Vinci, toujours et encore
Cela fait près de cinq cent ans que le génie de Léonard de Vinci intrigue et fait couler bien de l’encre. Alors un livre de plus ? Et pourquoi pas ? Comme aime à le dire l’auteur « Léonard aimait les fausses pistes, quoi de mieux qu’un roman qui en est truffé ? ». Un livre qui replace l’homme au cœur de l’histoire, parce qu’il a beau avoir laissé derrière lui un immense héritage artistique, scientifique, urbaniste, philosophique, médical, il n’en demeure pas moins d’abord un homme en mal de reconnaissance, à la recherche de ses origines. Abel Arias donne l’occasion de regarder différemment l’œuvre du Maestro, la Joconde, la Cène, l’Annonciation, Jean-Baptiste, toutes les œuvres inachevées. Toutes les routes pour le comprendre mènent en Italie. Et que veut dire cette phrase que Léonard inscrivit dans ses carnets : « Les Médicis m’ont créé, les Médicis m’ont détruit » ? Des pistes multiples pour faire jaillir la vérité, comme l’écrivait de Vinci : « La Vérité est au mensonge ce qu’est la lumière par rapport aux ténèbres ».
Myriam Mattei
Abel Arias, La vérité vaincra, les Médicis m’ont créé, les Médicis m’ont détruit, éditions Hugues de Chivré, 240 pages, 17,50€