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Ultime voyage en Alchimie

jeudi 11 octobre 2012, par Journal de la Corse

Adrian, 20 ans, se sent comme prisonnier de sa banlieue grise. Mais le jeune homme a un moyen bien à lui de s’évader du destin qui semble lui être tracé : l’alchimie. Passionné depuis des années par les sciences occultes, il est sélectionné pour participer à la finale du concours Quintessence, qui a lieu à Prague. Nicolas Mitric, l’auteur, nous emmène dans un bouleversant voyage au sein du monde fascinant de l’alchimie. A découvrir aux éditions Glénat. Rencontre avec l’auteur, Nicolas Mitric.

Nicolas, voilà plus de dix ans que vous n’aviez pas réalisé un album dans sa globalité (scénario, dessin et couleur). Qu’est-ce qui vous a donné envie de ce grand retour ?

C’est l’envie d’avoir de nouveau une maîtrise totale sur une histoire que je porte depuis de longues années, c’est vraiment lié à cette série en particulier. Sur les derniers tomes de « Kookaburra », je concevais le scénario et réalisais le dessin des pages, mais j’étais accompagné à la mise en couleur par Sébastien Lamirand qui sait rendre très brillamment les ambiances de science-fiction, et cela me convenait parfaitement. Mais sur « Ultime voyage en Alchimie », j’avais besoin de me prouver certaines choses dans ce domaine-là, surtout des envies d’ambiances que j’avais en tête, notamment les scènes de nuit à Prague, ou encore dans les deux sanctuaires.

La série est imprégnée de références précises issues de la science de l’alchimie, et on peut même y croiser ses plus éminents représentants. Comment avez-vous mis pied dans ce domaine méconnu ? Qu’y avez-vous trouvé qui vous passionne et vous donne envie de transmettre votre passion ?

Voilà deux très bonnes questions. Il est vrai que de nos jours on a un peu oublié l’alchimie : tout juste est-elle évoquée au fond des librairies dans les rayons consacrés à l’occulte. Les ouvrages qui y ont été consacrés à travers l’Histoire sont pourtant innombrables et l’engouement pour les arts hermétique qui a touché jusqu’aux plus hautes sphères du pouvoir, des rois et des empereurs jusqu’aux papes. Cela tient évidemment aux deux fabuleuses promesses inscrites au cœur même de l’alchimie : la fabrication de l’or et la préparation de la panacée, richesse et vie éternelle... Si je m’y suis intéressé, c’est que d’une part et depuis toujours, je suis très curieux de tous les mystères de la vie, et parallèlement je suis un sceptique, au sens philosophique du terme. C’est-à-dire que j’ai pour principe qu’il n’y a rien de certain.

On sent une proximité de la série avec l’univers du jeu, dans tout ce qu’il a de plus noble. Etes-vous un adepte vous-même du jeu de rôle, du jeu vidéo ?

Jeune, j’ai beaucoup joué aux jeux vidéos, à ses débuts dans les années 80 sur console Atari, CBS ou Sega. Bien sûr, en 2000, j’ai craqué pour le PS1 et, avec un ami, nous passions des heures à nous affronter sur Wipeout 2097 et Tekken 3. Mais j’avoue que la BD m’a pris tellement de temps que je suis totalement passé à coté des jeux de la nouvelle génération (notamment ceux en ligne).

Plus globalement, vos albums ont presque tous baigné dans la science-fiction, mais pas cette fois... Pourquoi ce choix ?

Il est vrai qu’en bientôt 15 ans de BD, étrangement, j’ai presque toujours travaillé sur des séries de science-fiction ou d’anticipation. Pourtant, ado, en plus des Goldorak et Albator, je dessinais sur les murs de ma chambre des chevaux ailés que montaient des guerrières à demi-nues. A vrai dire, j’aimais autant le fantastique que la SF, et pourtant, c’est la première fois que je dessine en BD ce type d’univers.

Francescu Maria Antona

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