THEATRE

mercredi 1er septembre 2010, par Journal de la Corse

Stazzona La nuit des rois L’Outil Théâtral « Â A Stazzona  » Quand le Giussani se forge un avenir Inauguration en aoà»t dernier de « Â A Stazzona  » à Pioggiola. Un outil théâtral destiné àla formation, àla création, àla transmission. Un équipement culturel qui ne doit pas capter seulement les feux de l’actualité en été mais en toutes saisons. « A Stazzona  », un vaste cube en pin lariciu au balcon de cette haute Balagne si touchée par la désertification. « Â A Stazzona  », une salle de spectacle de 460 mètres carrés pouvant accueillir 300 personnes, quatre salles de répétition, des locaux administratifs, techniques, informatiques. Objectif offrir des formations initiales et permanentes àdes enseignants, àdes animateurs, àdes professionnels du théâtre en art dramatique, en mise en scène, en lumière, en son. Des formations pratiques, concrètes. Favoriser les rencontres entre comédiens de métier et amateurs, entre eux, les auteurs et le public. Défi culturel que celui lancé par l’ARIA (association des rencontres internationales artistiques) fondée par Robin Renucci, doublé d’une ambition de participer au développement local dans le Giussani – voire de le dynamiser. « Â A Stazzona  » s’inscrit dans le cadre des réalisations commencées avec la réfection de la maison Battaglini sauvée de la ruine et de la déshérence. « Â A Stazzona  » c’est àl’intérieur un bel espace qui sent bon le lariciu, espace doté d’un bel acoustique et d’un bel éclairage, muni d’un dispositif scénique qui se prête àl’inventivité et aux recherches. A l’extérieur c’est un cube en bois qui se soustrait aisément aux regards. Originalité de la construction ? Elle est écologique (HQE) et à93% recyclable. L’ARIA a conçu le projet artistique de cet équipement qu’elle occupe àtitre onéreux, et le Syndicat Mixte du Giussani s’est chargé d’en ériger la construction. Dire que l’ARIA n’est pas pour rien dans la constitution de ce syndicat mixte qui fédère quatre communes de la microrégion (Mausoleo, Olmi Cappella, Pioggiola, Vallica) et le département n’a rien d’exagéré, même si l’initiative en revient àPaul Giacobbi, président du Conseil Général de la Haute Corse àl’époque. A signaler que c’est lui, àla tête de l’exécutif de la CTC, qui vient de débrouiller l’écheveau de l’embrouillamini administratif qui a hypothéqué un temps l’inauguration de « Â A Stazzona  ». Bref, quand tout le monde met la main àla pâte (population, élus communaux, généraux, territoriaux, État, Europe) on obtient des résultats. Encore faut-il savoir retrousser ses manches, convaincre, assumer. Preuve par le Giussani ! Michèle Acquaviva-Pache  

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