Studio « L’Angelina  » Notes d’en-haut Le studio d’enregistrement de Jean Bernard Rongiconi est en pleine nature, perché dans un village du Rustino, à Valle exactement. Poésie du lieu et équipements performants. C’était l’endroit où sa grand-mère cuisait le pain dans le four. L’endroit où sa famille séchait la récolte de châtaignes avec tout à côté le poulailler et l’écurie. Jean Bernard Rongiconi a seulement procédé à des aménagements acoustiques en veillant à préserver dalles et belles pierres d’origine. Résultat : une ambiance qui invite à travailler, à peaufiner, à ciseler paroles et musique dans le calme et la beauté du paysage. Une atmosphère qui prédispose à cette rigueur, à cette persévérance, vertus sans lesquelles aucun talent ne peut prendre son essor et s’épanouir sur le long terme. Guitariste, arrangeur, réalisateur d’albums Jean Bernard Rongiconi a découvert très tard sa passion pour la musique – il avait déjà 17 ans. Il lui a donc fallu mettre les bouchées triples pour sortir deux années plus tard avec un premier prix du conservatoire de Bastia. Sa carrière il va la faire avec les «  Muvrini  ». Vingt ans et dix albums. Des débuts difficiles du groupe aux prises avec des interdictions de chanter en public aux succès et aux récompenses glanés. 2004, fin de partie. Il décide de se consacrer uniquement à son studio d’enregistrement. Apprendre est le fil d’Ariane qui l’a constamment guidé dans son parcours artistique de musicien-réalisateur. C’est pour apprendre qu’il se rend en 1989 au «  Musician Institut  » de Los Angeles. Étape primordiale. Expérience majeure de sa vie. Il en revient avec un bagage musical intéressant, et surtout il s’est enrichi dans son approche et sa pratique de la musique. Conscient qu’il ne suffit pas d’attendre l’inspiration mais de la nécessité de se retrousser les manches sans relâche. Doté d’une plus grande confiance en lui car assuré de posséder des outils, des clés qu’il est d’ailleurs libre ou non d’utiliser. Première formule offerte par son studio : il peut être loué ainsi que les services d’un ingénieur du son. Deuxième proposition : Jean Bernard Rongiconi réalise l’album de A à Z en se chargeant de tout à partir des textes et mélodies de base des chansons. A lui de construire l’univers du CD autour de dix à onze titres, et de trouver les couleurs qui ressemblent à l’artiste. L’aventure peut durer de un à quatre ans. L’important ? Prendre le temps. Saisir les moments où le chanteur est au mieux de sa forme, et savoir s’arrêter en mettant un beau et opportun point final à l’entreprise. Michèle Acquaviva-Pache