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LE MEILLEUR DE CESARIA EVORA

jeudi 24 janvier 2013, par Journal de la Corse

Elle était née le 22 août 1941 à Mindelo sur l’île de Sao Vincente au Cap Vert. On la surnommait « La Diva aux pieds noirs » en raison de son habitude de se produire pieds nus. De sa voix rauque, elle a popularisé la « morna », musique du Cap Vert, auprès du grand public mondial. C’était Césaria Evora. Issue d’un milieu très modeste, elle est élevée par une mère cuisinière, avant d’être placée en orphelinat au décès de son père, guitariste et violoniste occasionnel, alors qu’elle n’avait que sept ans. En 1958, elle commence véritablement sa carrière de chanteuse. Dans les bals populaires et dans les bars où sa rémunération se résume souvent à quelques verres. Mais trouvant en Grégorio Gonçalves, compositeur reconnu, un mentor qui lui permet d’entrevoir un avenir tourné franchement vers la musique, elle enregistre ses premières chansons dans les années 60. Toutefois durant dix années c’est le silence. A l’occasion toutefois des célébrations des dix ans de l’indépendance du Cap Vert, Cesaria remonte sur scène le 8 mars 1985. Ce n’est pas encore la célébrité mais les perspectives semblent meilleures. Son premier album « La Diva aux pieds nus », reçoit un accueil plus qu’encourageant, même si le deuxième, « Destino di Belito », est un échec. Il reste que sa carrière connait un élan décisif d’abord à Angoulême, puis à Paris. En 2004, elle est « Victoire de la musique » En septembre 2011, elle met fin à sa carrière. Ayant subi plusieurs opérations chirurgicales, elle décède le 17 septembre 2011 à Sao Vincente. En 2009, elle avait été élevée au grade de chevalier de la Légion d’honneur. Sa discographie est abondante : seize CD et dix participations. L’album « Best of Cesaria » , est constitué de dix sept chansons dont « Besame mucho », »Sodade », »Luiza », » Tudo Ten se limite », etc… Il est digne de la grande artiste qui l’enregistra. Sensibilité, pouvoir expressif, beauté un peu sauvage du timbre, incontestable musicalité se mêlant à une vérité de l’intonation.

Vincent Azamberti

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