Le divorce estival
Marre de la stérélité systématiquement imposée aux téléspectateurs français.
Un constat s’impose… Durant la période estivale, trouver un programme culturellement intéressant relève désormais de la gageure. Seule Arte ( accordons quand même à Thalassa et France 5 la richesse de leur contenu) se maintient quant à l’aspect qualitatif des programmes proposés. Et encore…. Cela lui colle une étiquette rébarbative, trop sérieuse, Arte ? Parfois peut-être mais la chaîne permet encore de nous apporter des éléments de réflexion. L’on peut partir de deux postulats : celui des programmateurs, des chaînes ( répondre à la demande) ou bien le mien, le vôtre : nous pouvons encore activer nos neurones et sommes souvent atterrés devant des programmes vides de sens. L’exemple criant de cette déliquescence audiovisuelle est la profusion de programmes type téléréalité, enquête exclusive, enquête d’action, 90 min enquête et j’en passe… ( en précisant que ce type d’émission nous propose souvent le même sujet : une nuit avec la bac parisienne ou la brigade « métro » : follement excitant lorsque l’on rentre d’une journée de travail). De plus, et là n’est pas le sujet de cet article mais il faut préciser que ces programmes tentent de traiter les problèmes de délinquance divers et variés de la manière la plus primaire qui soit. Ce qui est scandaleux et beaucoup plus dangereux que ce que l’on pourrait penser). Nous, justement, nous sommes en quête de sens, de matière. La culture est vivante. Fréderic Taddei l’a prouvé avec son excellente émission « ce soir ou jamais » qui a rencontré un franc succès bien mérité. Surtout, la culture ne devrait pas sembler si élitiste, si peu accessible. A moins que votre employeur vous accorde des horaires fantastiques, vous devrez attendre la deuxième partie de soirée pour accéder à une chose qui peut vous nourrir. Encore plus affligeant : les émissions de téléréalité. Sur nos chaînes s’est imposé un voyeurisme indécent (une litote pour certains). Nous sommes sous-estimés car bien des spectateurs préfèrent désormais le streaming ou replay faute de sujet intéressant. Peut-être faudrait-il réfléchir à insérer la culture de manière plus attractive, plus dynamique. Car, la demande est présente. La culture n’est pas un luxe ni une exception, elle devrait nous être proposée au même titre que l’on nous abrutit. Nous voudrions juste accéder à celle-ci….
Vodianova : La belle du seigneur.
Bien sûr, elle est magnifique. Nous l’avions connue dans les journaux de mode. Elle est désormais actrice et surprenante de talent. Sans traiter le rapport adaptation-oeuvre littéraire ( qui mériterait des pages entières), laissons quelques mots pour saluer cette transition réussie, ce jeu délicat qui prouve, et la chose est moins aisée qu’il n’y paraît, une reconversion remarquable. Disons tout de même que le grand Albert Cohen doit se retourner dans sa tombe car une oeuvre telle que la sienne n’est pas transposable, qu’importe le support…. • Garance Colbert