Accueil du site > Culture > Faits d’aujourd’hui QUID NOVI ?
 

Faits d’aujourd’hui QUID NOVI ?

jeudi 9 décembre 2010, par Journal de la Corse

Quid novi Quid novi Livre humourNapoléon ? Ah ! Non…Pas lui ? Mais…. Il n’ya pas de mais qui tienne ! Vous êtes lecteurs, auditeurs, téléspectateurs ? D’accord Monsieur, oui Madame ! Mais vous êtes gâtés en Corse. Voyez notre grand quotidien insulaire, corso-niçois, presque unique. Ecoutez notre radio officielle transméditerranéenne. Voyez notre France Télévision Corse et sa voie stellaire. Nous avons pléthore d’événements et de personnages locaux d’un tout autre intérêt, de problèmes non élucidés, d’experts de toutes sortes. Non, ne soyez pas ringards. N’insistez pas ! Mais ailleurs que dans notre île d’avant-garde, l’actualité suit son cours, même si elle nous paraît franchement d’arrière-garde. Non ? Bon, allons-y, chers informés. Mais c’est bien pour vous faire plaisir et surtout n’y revenez pas ! Alors oui c’est vrai, ce premier dimanche de décembre certains maniaques d’antiquités sont accourus du monde entier pour se précipiter à Fontainebleau. Plusieurs centaines d’objets y étaient dispersés. Ils avaient appartenus aux Bonaparte et surtout aux premiers et second empereurs. Nos collectionneurs farfelus se les sont disputés. Les enchères de ces reliques ont atteint des prix très élevés, de dizaines à des centaines de milliers d’euro par objet.Notez bien tout de même qu’aucun de nos musées, même les plus prestigieux, non aucun, ni le Louvre, ni les Invalides et le musée de l’Armée, ni la Grande Bibliothèque, ni l’Ecole Polytechnique, ni l’Institut de France se sont manifestés. Vous voyez bien que votre Napoléon ne fait plus recette en France. Même si ce grincheux de Tulard, l’historien s’est plaint de ce désintérêt. Alors en Corse, vous pensez-bien, qui aurait voulu s’en occuper ? Le temps est fini où l’Assemblée de Corse se portait aux enchères à Londres d’un portrait de Pascal Paoli par Laurence, actuellement au musée de Morosaglia. Quant à la ville d’Ajaccio, ses statues et bustes de Napoléon suffisent.Mais enfin, nous voulons bien que le musée de l’Armée, surchargé de vieilles armes n’ait pas ambitionné d’y ajouter les paires de pistolets à silex de Joseph Bonaparte, mais le précieux manuscrit en six chapitres, annoté et corrigé à Sainte Hélène, ce témoignage rarissime de la méthode de travail et de l’œuvre du souverain déchu avait quand même une importance littéraire et historique ? Non, chers contradicteurs, vous savez bien que Napoléon, comme De Gaulle ne sont pas reconnus comme des auteurs admis dans le textes des examens et concours de l’Education Nationale. Ouf ! Nos contradicteurs on fini pas s’incliner l’oreille basse. Le lendemain, rencontrant un ami de bonne culture républicaine, nous échangeâmes quelques propos sur une question d’actualité. Il s’agissait de la déchéance de nationalité devant être appliquée à des personnes d’origine étrangère, coupables de délits graves. L’ami nous cita une position de Napoléon, comme la plus actuelle selon lui. Quelques heures après il nous a adressé un fragment des propos du Premier Consul répertoriés dans les annales du Conseil d’Etat. Les voici tels quels : « Le plus beau titre sur la terre c’est d’être français. C’est un titre dispensé par le ciel et qu’il ne devrait être donné à personne sur la terre de pouvoir retirer. Pour moi je voudrais qu’un Français d’origine, fut-il à la dixième génération, se trouvât encore Français s’il réclamait ce titre. Je voudrais, s’il se présentait sur l’autre rive du Rhin, disant je suis Français que sa voix fut plus forte que la loi et qu’il rentrât triomphant au sein de la mère patrie. » Qu’ajouter d’autre….Marc’Aureliu Pietrasanta

Répondre à cet article