CONTACT

mercredi 20 octobre 2010, par Journal de la Corse

Contact Contact Jakez Orkeztra Une promesse de « Byzance » Le Jakez Orkeztra, des musiques qui font penser aux Balkans métissées de Yiddish land, des textes plein de poésie frémissant tour à tour d’ironie, de nostalgie, de révolte. Le groupe fonctionne au mélange, c’était vrai avec son premier album, « Léon », c’est encore plus vrai avec « Byzance », et c’est aussi une réalité humaine puisque le Jakez est composé d’un Breton et de Corses. Originalité des couleurs musicales et du propos des textes, l’ensemble occupe une place à part dans le paysage artistique insulaire. Le Jakez Orkeztra est né il y a une dizaine d’années de la rencontre d’amoureux de musique qui ont pris l’habitude de se retrouver pour jouer ensemble le vendredi soir après la semaine de travail. D’abord ils s’attachent à interpréter des reprises. Puis petit à petit ils en viennent à créer et chanter leur propre répertoire. L’appellation plutôt insolite du groupe ? Jakez, c’est Jacky en breton, et le leader du groupe se prénomme ainsi. Quant à Orkeztra, le mot tient son « z » ornemental d’une volonté de faire compliqué … ce qui est tellement plus gratifiant que de faire simple - et ça les Corses adorent ! Promoteur du Jakez Orkeztra Jacky Le Menn est auteur-compositeur-chanteur. Il a découvert le piano à 12 ans, puis la guitare, et se définit, non comme un virtuose, mais comme un chansonnier, comme un fabriquant de chansons. Bibliothécaire de métier, attaché encore au statut d’amateur, il revendique en musique le sérieux d’une démarche « pro ». Le professionnalisme est d’ailleurs une marque qui a tendance à devenir majoritaire dans le groupe puisque Celia Picciocchi (violon) et Pierre Michelangeli (batterie) sont intermittents du spectacle tandis que Damien Tristani (basse, guitare) et Nicolas Perraud (chant, clarinette) sont enseignants. « Byzance » avec ses quatorze chansons c’est une invitation au voyage quand il est soif d’ailleurs et qu’il pousse à s’échapper par l’imaginaire de la routine qui ratatine et recroqueville la vie. On retiendra en particulier « Byzance », le morceau qui donne son titre au disque ; « Là où vont nos pères », superbe et poignant ; « On part en voyage » empli d’émotion et de colère contenue ; « L’amante religieuse » de Célia Picciocchi, pour sa drôlerie et son côté qui évoque Marie Paule Belle. Un bel album à écouter par un groupe qui sait avoir une belle présence scénique … Michèle Acquaviva-Pache

Répondre à cet article