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mercredi 20 octobre 2010, par Journal de la Corse

Cd IDENTITÉS Voici quelques semaines paraissait sous le label Coop bretzel, un album composé de dix huit pièces de nature folklorique et d’origines diverses : Corse, Pays Basque, Bretagne. (1). Toute une série d’interprètes s’y produisent avec la sincérité que suppose l’attachement qu’on peut avoir pour sa terre. Il y a du bon et du moins bon. Toutefois ce n‘est point cette réserve qui nous dicte le choix des commentaires imposés par ce cadre. On distinguera la première pièce, intitulée « Amareni » confiée à Jean François Bernardini des Muvrini. Elle est bien connue. Citons ensuite « Aurpegia », chantée par Maialen, jeune chanteuse Basque au charisme certain, « Quand’eddi m’accurdarani« par E Voci di a Gravona qui laisse libre cours à l‘imagination pour mieux revendiquer l‘avenir, « Gaztetasunak », chant qu‘assure Kantiruki, trio de femmes bas-navarais, « Tympani » par Pascal Lamour, personnalité atypique du monde de la musique bretonne. Notons aussi l‘intérêt que présente « Zeta zeta mendealdetik« par Patxi et a Konpania du Pays Basque, groupe très soucieux de l‘échange avec le public, enfin « Scrivu a tè » par les Voix de l‘Émotion, cette belle formation qui a fait son chemin déjà avec treize albums. Nous laisserons à l’auditeur le soin d’apprécier, à la mesure de son goût les neuf autres pièces qui nous ont moins séduites. Ceci dit sans nécessaire discrimination. « I gusti sò diversi » On ne peut cependant négliger de rappeler ici le point de vue philosophique de Kant selon lequel avoir du goût c’est faire abstraction des goûts individuels. On ne peut confier à la subjectivité pure et simple l’appréciation du Beau. S’en remettre à cela c’est accorder la même valeur à un roman de gare et à « Madame Bovary ». Question capitale qui évoque le statut des Valeurs, notamment celui du Beau. On appréciera, que pour la première fois, la Corse, le Pays Basque et la Bretagne s’attellent à un projet commun. Vincent Azamberti (1) www coop. bretzel. Fr Ndlr. Les exigences de la programmation ont empêché la publication de chroniques qu’appelaient la représentation des deux opéras montés très décemment à Bastia. (Macbeth de Verdi et La cambiale di matrimonio de Rossini). On en redemande.

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