VOCE VENTU ET MIEKO MIYAZAKI On n’est jamais déçu quand nous vient une production discographique de Pigna. Nous voici en présence de ses deux dernières. Il s’agit de « Voce ventu et Mieko Miyazaki » d’une part (1) et de « I canti sparulati » d‘autre part. Le premier album tisse des liens entre la Corse et le Centre Accueil Franco Japonais de Paris. Le second est consacré à la cetera, un récital captivant dû à Michel Raffaelli. « En 2006, nous livre Didier Pierret, Directeur du Centre Franco Japonais, j’organisai une tournée au Japon pour les cinq chanteurs corses de Voce Ventu. A leur retour, marqués par cette expérience et ce choc culturel, tous les cinq formulent le souhait de poursuivre cet échange improbable entre les deux cultures ». Improbable et pourtant…. Une rencontre a lieu en juillet 2007 dans le Cap Corse entre Voce ventu et Mieko Miyazaki .Celle ci, virtuose du koto (cithare japonaise) nous revient avec Manuel Solans, violoniste. Chanteurs et musiciens s’écoutent et se découvrent, chacun entrant dans l’univers de l’autre. L‘album intitulé « Tessi Tessi » peut surprendre. Mais par sa clarté, son agencement très accessible et plus proche de nos us et coutumes musicales qu‘on pourrait le penser a priori, le récital mérite l’adhésion car il a les vertus de l‘incantation Les causes en sont simples, même s‘il faut les assurer par le talent, la maîtrise, et le métier. Exigences de toute prestation artistique, rappelons les qualités de la mélodie, rythmique adaptée, harmonies attractives, bonne interprétation. Aussi sommes-nous servis par les cinq chanteurs de Voce ventu, dont les voix tirent le plus grand profit d’un timbre conforme à l’essence même du chant corse, par Mieko Miyazaki maîtrisant à l’envi son rôle, par les instrumentistes enfin. Autour d’une belle rencontre, « Tessi Tessi » (dans l’album) réunit par delà les océans des liens inédits entre la Corse et le Japon. Un vrai défi. Une réussite. Vincent Azamberti (1) Daqui 332042