Anima, centre culturel de la Plaine Orientale, est né un 19 novembre 1991. Cette année il célèbre donc ses deux décennies d’existence. Bon anniversaire !
Anima, un beau nom. Anima, à prendre dans toutes les acceptions du mot corse. Anima, un intitulé résonant comme un appel au ralliement ainsi que le voulait l’ancien maire de Prunelli di Fium’orbu, Timothée Pieri. Anima, une belle graphie pour le logo du centre culturel avec ce A du commencement et de la fin évoquant l’onde et la montagne fiumorbaise.
Anima, une belle tranche de vie pour Olivier van der Beken qui préside à sa destinée depuis l’origine. Pas de temps mort. Du mouvement. Une croissance régulière. Tout démarre par une association des plus classiques. Mais en 1994 un virage capital est négocié avec le lancement d’une école de musique qui recrute immédiatement une centaine d’élèves, preuve que l’initiative était attendue. L’année suivante débuts de séances de cinéma et d’un atelier d’aquarelle. Puis progressivement Anima va s’orienter vers une programmation culturelle de plus en plus professionnelle et diversifiée, ponctuée par la signature d’une convention avec la CTC. Aujourd’hui la structure compte douze salariés dont neuf enseignants de musique. Dès le départ cette école est soutenue par le conservatoire de l’île, par la DRAC (direction régionale de la culture), et par la commune de Prunelli. Rapidement Anima développe des actions en direction des scolaires. Ensuite le centre se lance dans des résidences d’artistes et s’implique dans des réseaux culturels comme « RéZo », musiques actuelles ; « Cultura viva », collectif de centres culturels ; « Le chaînon manquant » qui se veut un élément propice pour faciliter les échanges dans le domaine du spectacle vivant. Vingt ans et un horizon sans nuages ?... A l’instar d’autres structures du même type Anima éprouve des difficultés de financement. L’école absorbant la moitié de son budget, la programmation en fait quelque peu les frais ! Faute d’un coup de pouce côté subvention une titularisation qui fait défaut, attend toujours d’être concrétisée. « On est à la croisée des chemins, si nos ressources stagnent on risque fort de devoir sabrer dans les activités proposées au public », souligne Olivier van der Beken. Heureusement demeurent l’engagement militant et l’investissement affectif !
Michèle Acquaviva-Pache