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INTERVIEW

vendredi 5 novembre 2010, par Journal de la Corse

Contact itv « Devant un public il faut de la générosité, du dynamisme si l’on veut créer des moments de partages authentiques. Lorsqu’on y parvient on se transcende et l’on éprouve un intense sentiment de liberté. » Valéry Boston Qu’est-ce qui a déclenché votre envie de chanter et de faire de la scène ? Mickael Jackson. A cause de ses mélodies et de sa façon de danser. Mon père, guitariste de jazz. Une comédie musicale jouée à 13 ans. De quoi parlait votre première création ? De ma sœur … Elle est plus jeune que moi. En pensant à elle j’ai écrit une chanson très protectrice et pleine de conseils. Déjà mon inspiration très … familiale ! Dans « Ça t’fait du bien » vous évoquez Al Jarreau, Aretha Franklin, Elton Jones, Bob Marley, Jimmy Hendricks. Ces artistes vous ont influencé ? Inspiré ? Ils ont eu une grosse influence sur moi, et je les écoute encore. Puis j’ai découvert les « Rita Mitsouko » et le hip hop. Plus tard j’ai aimé Souchon et Balavoine, qui m’ont aidé à réfléchir sur notre société. Les artistes un peu barrés, engagés par leurs textes me touchent beaucoup. Contrairement à de nombreux artistes de l’hexagone qui s’expriment en anglais vous chantez en français. Pourquoi ? Parce que c’est ma langue maternelle et celle qu’on comprend en France ! Le français c’est un défi, un challenge, quand on fait du groove, si l’on veut être en cohérence avec la force des textes. Comment expliquer ce goût des francophones pour l’anglais ? Une pression s’exerce en ce sens sur les artistes. Je crois aussi qu’ils ont peur de ne pas être à la hauteur en français car c’est une langue exigeante. Alors ils se résignent à être dans l’air du temps qui est à l’anglais … Au risque de manquer d’épaisseur et de ne pas voler très haut. Vos thèmes de prédilection ? Ceux du quotidien parce qu’ils parlent à tous, qu’ils disent des états d’âme, des instants de vie d’une femme qui veut avancer debout, et tenir la barre coûte que coûte avec sa petite famille à ses côtés. Je chante aussi ces petits riens qui vous enquiquinent l’existence comme dans « Le moustique ». Votre répertoire est tonique, plein d’énergie. Mais vous avez également des chansons très émouvantes ainsi « Comment faire », dédié à votre fils. Être mère c’est autant d’angoisse que de bonheur ? On veut être des mamans parfaites tout en jonglant entre famille et travail. L’avenir de nos enfants nous angoisse et en même temps ils nous apportent cet immense bonheur qui nous aide à ne pas baisser les bras face aux difficultés … Être mère est aussi une très belle chose en tant qu’artiste parce qu’on a de l’amour autour de soi. La famille – pour moi – c’est la socle ! « C’est bon ça » est une ode à la bonne chère. Vous êtes très gourmande ? La bonne bouffe, le bon vin, la convivialité qui va avec, j’adore ! Je suis une bonne vivante ! Votre album est intitulé « La dépression positive ». D’où vient cette idée ? De l’époque où l’on nous rebattait les oreilles avec la discrimination positive … et j’étais alors très cyclothymique : tantôt la pêche, tantôt le moral dans les chaussettes ! Ces hauts et ces bas perpétuels j’ai trouvé que c’était un thème rigolo ! L’humour est votre vertu cardinale et la scène votre élément naturel ? J’aime rire et divertir. La scène, c’est là où je m’exprime le mieux. Devant un public il faut de la générosité, du dynamisme si l’on veut créer des moments de partage authentique. Lorsqu’on y parvient, on se transcende et on éprouve un intense sentiment de liberté. De vie. Propos recueillis par M.A-P

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