Gravures de Patricia Couprie Belles balades dans Bastia Patricia Couprie a une vraie passion pour Bastia cela se sent, cela se voit dans chacune des gravures exposées au Centre Culturel, «  Una Volta  »â€¦ Le trait raffiné d’une dessinatrice hors pair. Avec son exposition intitulée «  Spassegiate  » l’artiste nous invite à ne pas marcher idiot dans des rues arpentées du 1er janvier au 31 décembre. Elle nous incite avec chaleur et enthousiasme à lever le nez et à exercer le regard sur un bâti tellement voilé par la routine des jours qu’il en finit par se diluer dans un vide peuplé de bruit et d’agitation. Les gravures en taille douce de Patricia Couprie sont autant d’appels à redécouvrir notre espace citadin avec ses paysages minéraux et végétaux, avec ses ciels splendides mêlés ou détachés de l’architecture environnante, et qui se lancent dans des déclinaisons déroulant de somptueuses palettes d’atmosphères si mystérieusement changeantes. Avant de se focaliser sur l’univers urbain bastiais la dessinatrice s’est d’abord intéressée aux demeures des Américains du Cap Corse. Dans sa pratique de dessinatrice Patricia Couprie fonctionne à l’instant présent et au gré de son humeur, après – après seulement – intervient la prise en compte des règles plastiques. Avant le stade du dessin elle photographie énormément. La gravure en taille douce l’a libérée de l’estompe, des surcharges, des hachures. Choix de revenir à la pointe fine pour privilégier une qualité expressive qui impose une rare exigence dans la réalisation du travail. Comme support elle utilise les papiers les plus divers, du plus courant au plus exceptionnel. Comme couleur elle peut employer l’aquarelle, la peinture à l’huile ou jouer avec les encres ainsi avec ces monotypes qui suggèrent l’intensité de la pluie ou de la brume. Dans une petite salle de la galerie, «  Una Volta  », la dessinatrice nous montre ses talents d’artiste naturalistes grâce à des Å“uvres dont les sujets sont des oiseaux de la réserve de Biguglia. Croquis d’échassiers ou de passereaux c’est toujours le même régal des yeux, la même finesse d’approche. Michèle Acquaviva-Pache A voir jusqu’au 22 octobre. Au Centre Culturel de Bastia, rue César-Campinchi.