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mercredi 22 septembre 2010, par Journal de la Corse

Cd HUITIÈME FESTIVAL  LYRIQUE DE CANARI Somme toute, de la musique classique de qualité aura été donnée durant l’été  2010 en plusieurs endroits de l’île. C’est le tout dernier Festival de chant lyrique de Canari qui est le sujet de cette chronique. Il s’est déroulé entre le 4 et le 10 de ce mois avec, une fois encore, un plein succès. Pour ceux qui l’ignoreraient encore , rappelons que  Jacques Scaglia qui n’a pu vivre la carrière de ses rêves-soit celle d’un chanteur d’opéras- ami de Gabriel Bacquier, une star de l’art lyrique et de Michèle Command, exerçant éminemment le même métier, Jacques Scaglia  a eu l’idée, voici moins de dix ans, d’organiser àCanari un concours puis des Masters class au cours desquels de jeunes chanteurs déjàreconnus, après une semaine de perfectionnement, se produiraient sur scène. Il y a         peu, c’était le huitième essai. Michèle Command a animé le premier contact avec les stagiaires autour de la technique vocale, Gabriel  Bacquier les a orientés sur le choix du répertoire convenant àchacun. Sylvie Lechevalier-Bartoli et Olivier Cangiolosi accompagnaient les artistes au piano. Le concert proposé le vendredi 10 a comblé le très nombreux public venu l’entendre.  Une dizaine d’exécutants se sont produits dont aucun n’a déçu. Par élégance élémentaire nous ne nommerons personne. L’ensemble était d’un haut niveau. Citons seulement quelques sommets du récital : l’air de Rodrigo, extrait du Don Carlo de Verdi, celui de Flaminia, tiré du « Â Mondo della luna  » de Haydn, la scène Suzanne-Chérubin des « Â Nozze di Figaro  » de Mozart, l’air de Bartolo du Barbier de Séville de Rossini, celui de Giulietta tiré de « Â I Capuletti  »Â et « Â I Montechi  » de Bellini, l’air d’Adèle extrait de la « Â Chauve souris  » de J. Strauss, « Â Cui-cui  » de la « Â Pietra del Parragone  » de Rossini, enfin de « Â Â L’Orphée aux enfers  » d’Offenbach, « Â Couplets des regrets.  » Michèle Command, après une mélodie de Reynaldo Hahn, interpréta trois des mélodies des « Â Nuits d’été  » de Berlioz : un cadeau.   Il y a de notre part de la concession faite àla subjectivité. Mais peut-on l’éviter ? Bref, un après midi rayonnant. Et il n’y eu point de…grincheux, comme il y en avait eu lors du « Â Macbeth donné àBastia  ». Mesdames, Messieurs qui en fà»tes, où vous êtes vous crus ? A la Scala ? Au Met ? Au Bolchoï ? S’il n’est pas concevable d’accepter n’importe quoi, on ne peut demander l’impossible àdes communes qui font ce qu’elles peuvent avec les moyens financiers qui sont les leurs. Alors, restez chez vous si vous craignez d’être dupés. Il existe d’excellents enregistrements. Vincent Azamberti

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