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UN RAPPORT INQUIÉTANT

vendredi 12 novembre 2010, par Journal de la Corse

Canari Il n’y a pas que la mine de Canari de sinistre mémoire et son usine qui n’en finit plus d’encombrer l’environnement de la côte occidentale du Cap Corse. Il y a aussi un rapport qui circule sous le manteau puisqu’il a été publié uniquement en interne. L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail avait été saisie en 2007 par les ministères de l’Environnement, de la Santé et du Travail. Son rapport dresse, au sujet des affleurements naturels d’amiante, un état des lieux sur les expositions, les risques sanitaires et les pratiques de gestion en France et à l’étranger. Et fait, à partir notamment d’exemples d’actions entreprises à l’étranger, des préconisations d’autant plus intéressantes qu’à l’inverse de l’amiante industriel, dont les dangers sont connus depuis longtemps, les connaissances sur l’impact de l’amiante environnemental sont, pour les pouvoirs publics, dans certains domaines, un sujet à creuser...Ce champ d’action concerne d’autant plus la Haute-Corse que ce département fait partie de ceux où les affleurements naturels d’amiante sont les plus importants. À propos des risques sanitaires, l’Anses signale - à l’aune de diverses données scientifiques et expertises - que « des risques potentiels de pathologies sont envisageables pour les populations résidant à proximité d’affleurements naturels non exploités à l’échelle industrielle mais pouvant être modifiés par l’activité humaine. » Concernant la Haute-Corse, le rapport observe qu’il y a, selon une étude, dans le Nord-Est, « région riche en dépôt d’amiante, une prévalence de plaques pleurales trois fois supérieure au Nord-Ouest qui est une région granitique ». 165 communes du département sont citées dans le rapport et notamment le village de Murato qui détient semble-t-il le triste record de la plus forte exposition à l’amiante environnemental et dont les habitants devraient prendre quelques précautions supplémentaires. J-N.C.

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