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Portrait Cécile Guizol, avocate

mercredi 1er décembre 2010, par Journal de la Corse

Portrait Entre robe noire et talons aiguilles Cette jeune avocate, qui a prêté serment en début d’année, a rejoint la Corse, région pour laquelle elle avoue avoir eu un vrai « coup de cœur ». Depuis le mois dernier, son vœu-y vivre et y exercer sa profession- est exaucé. À 27 ans, elle est l’une des plus jeunes avocates insulaires. Et la toute dernière inscrite au barreau d’Ajaccio. Rencontre... Une allure de star-logique, lorsque l’on a grandi sur la Croisette-, une bouille d’adolescente, le regard bleu azur et une pointe de timidité dans l’expression, voilà Cécile Guizol. Il ne s’agit pas d’un mannequin prêt à poser dans les revues de mode mais tout simplement de la dernière avocate inscrite au barreau d’Ajaccio, fraîchement débarquée dans l’ile. « J’adore la Corse, explique t-elle, j’’y suis venue en vacances durant plusieurs années, notamment en Balagna où résident des amis. J’apprécie énormément la qualité de vie et l’accueil très chaleureux des gens. C’était un souhait de venir vivre et travailler ici. » Avocate, une vocation Native de Cannes, Cécile a effectué sa scolarité à Antibes. Son Bac (éco et social) en poche, elle intègre, en 2002, la faculté de droit de Nice pour cinq années. À la clé, un Master de droit privé, un Master 2 en droit de l’immobilier et de l’urbanisme, et un concours d’accès à la profession passé avec succès. Un périple qui se poursuit par deux années supplémentaires de formation à l’école des avocats de Marseille en vu d’obtenir l’indispensable Certificat d’Aptitude à la Profession d’Avocat (CAPA), en octobre 2009. Et trois mois plus tard, la jeune femme prête serment à la cour d’appel d’Aix-en-Provence. « Avocate, reprend-elle, c’est une vocation. Après mon Bac, je me suis orientée vers ce domaine qui me passionne beaucoup. Mais les débuts sont toujours difficiles quand on vient de quitter la formation ; il n’est pas évident d’intégrer le monde professionnel. » Amoureuse de la Corse, la jeune avocate décide, comme une grande, de quitter, en juin dernier, la Côte d’Azur et de rejoindre l’île de Beauté. Mails et CV ne lui suffisent pas, elle prend sa voiture et se présente, d’elle-même, auprès des cabinets insulaires. La réponse ne se fait guère attendre. Le cabinet de maîtres Richard et Gilbert Alexandre, et Jean-François Salasca, situé montée du tribunal à Ajaccio est demandeur. Moins de quatre mois auront suffi pour permettre à la jeune femme d’entamer son parcours professionnel, non sans s’être, au préalable, présentée au conseil de l’ordre et aux magistrats. Une première plaidoirie « J’ai été très bien accueillie, rajoute t-elle, j’ai trouvé, ici, un contexte idéal pour débuter. Pour l’heure, je suis collaboratrice des trois avocats ; je traite leurs dossiers par un travail de rédaction, de plaidoiries ou d’audiences. Personnellement, j’’affectionne les domaines civil et commercial ainsi que le pénal où l’on touche directement aux personnes mais je ne m’interdis rien. Je continue de prendre mes repères dans cette profession. » « Nous sommes contents de l’avoir avec nous, souligne, pour sa part, maître Alexandre, sa détermination n’a d’égale que sa compétence. » Une commission d’office a permis, le mois dernier, à l’avocate, de plaider, pour la première fois. En comparution immédiate devant le tribunal correctionnel d’Ajaccio dans une affaire de « violences conjugales ». « Ce fut un peu l’angoisse de travailler dans l’urgence dans un dossier remis à 11h00 et sur lequel je devais plaider à 14h00. Mais une fois à l’audience, j’ai fait abstraction de tout cela. » Les contraintes professionnelles auxquelles elle doit faire face, n’empêchent pas la jeune avocate de poursuivre son idylle avec la Corse. « Je pars souvent en randonnée, le week-end...si mon emploi du temps me le permet. » Sportive, elle a trouvé, également dans l’île, un contexte idéal pour pratiquer le ski ou la natation. Ainsi que la danse (classique ou modern-jazz), une autre parmi ses nombreuses passions. Philippe Peraut

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