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Politique

vendredi 17 septembre 2010, par Journal de la Corse

DEFICIT D’ESPOIR Les Corses ne croient plus ni en leur classe politique, ni en sa capacité de redresser la situation économique, sociale et culturelle de l’île. Certes, plus de 60 % de l’électorat insulaire ira encore voter, mais beaucoup des bulletins déposés dans l’urne le seront sans réelle expression d’un espoir. Les 30 ans années passées ont été celles d’occasions gâchées. La Corse n’a pas exploité les opportunités de l’agriculture, du tourisme, de l’Université, de la décentralisation, des nouvelles technologies, de l’apport de populations extérieures. L’île et ses habitants ont aussi été les proies de gourous et de mystificateurs dont les mots et les actes se sont révélés sans effets positifs sur la vie collective mais ont abouti à une consommation effrénée, vorace et vénale de fonds publics. Même si ses initiateurs n’ont pas voulu une telle évolution. La violence clandestine a pour sa part dévoré une partie de ses adeptes puis a semé les germes d’agissements sans foi, ni loi. Enfin, les querelles entre politiciens ont provoqué l’éclatement des partis nationaux ainsi que des blessures encore mal cicatrisées au sein de la mouvance nationaliste. Le grand rêve corse des années 70 - celui d’une renaissance collective nourrie au sein de la corsitude, de la modernité, du développement économique et de la décentralisation - a bel et bien sombré. J-N.C.

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