Maintenant que nous voyons s’éloigner la première décennie du siècle où nous vivons, que nous reste-t-il sinon l’espoir que la deuxième, en cours d’installation, sera meilleure que la précédente ? Qu’il y aura moins de meurtres et d’assassinats, que les comptes ne se règleront plus à la chevrotine ou à la balle explosive et que les attentats seront tout simplement dirigés sur une voie de garage d’où ils ne pourront plus en sortir. Que les médias n’afficheront plus au quotidien les méfaits en tous genres et pas seulement ceux qui relèvent du droit commun. Que les nouveaux élus de la nouvelle assemblée de Corse s’emploieront à faire taire leur désaccord sur les dossiers essentiels pour le présent et l’avenir de cette île toujours en attente d’une prospérité promise mais jamais dispensée. Que les grands et les petits chefs des partis et mouvements politiques se donneront la main pour que les principaux problèmes qui agitent la conjoncture ne restent pas dans l’impasse au fond de laquelle ils semblent croupir à jamais. Et qu’enfin se réaliseront pleinement les vœux de Pace e Salute, Felicità e Prusperità, Amicizia e Fratellanza que la main sur le cœur nous déposons dans la corbeille de votre destin.