La gronde des travailleurs sociaux !
Tandis que le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT) consacrait, le 16 mars dernier, une journée à la filière sociale, les travailleurs sociaux, eux, en ont profité pour organiser un rassemblement, dans toutes les localités de l’Hexagone. Objectif, revendiquer leur intégration en Catégorie A. À l’appel d’une très large intersyndicale (CGT-CFDT-CFTC-FO-FSU-STC) complétée par des associations professionnelles (France ESF, FAFPT, Anas, Ones...), ils étaient près d’une centaine, mardi dernier, à Ajaccio, à se réunir devant les grilles de la Préfecture.
Le Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT) examinait, le 16 mars dernier, plusieurs décrets relatifs à la filière sociale. But de la manoeuvre, évaluer et sans doute aussi conditionner les perspectives de carrières des différentes professions liées au social (assistants sociaux, éducateurs spécialisés, éducateurs de jeunes et/ou conseillers) ainsi que ceux appelés à embrasser cette carrière professionnelle.
Une journée nationale
De leur côté, les travailleurs sociaux en ont profité pour sortir des tiroirs des revendications vieilles de plusieurs années et portées, notamment par la CFDT. Des revendications relatives à leur intégration en catégorie. Sans omettre la reconnaissance d’un diplôme nécessitant trois ans d’études post-baccalauréat. Les travailleurs sociaux ont, également, profiter de cette journée pour descendre dans la rue dans la plupart des localités de France. À Ajaccio, et à l’appel d’une très large intersyndicale, cette journée de mobilisation a vu une centaine de personnes se réunir devant la Préfecture de Région. « Nos revendications sont les mêmes depuis de nombreuses années, affirme Thérèse Fabre, assistante sociale et l’une des représentantes de l’intersyndicale, le statut de catégorie A pour les travailleurs sociaux, comme cela se fait dans la plupart des pays de la communauté européenne et la reconnaissance de notre diplôme Pour l’heure, seules deux années sont prises en compte alors que nous en effectuant trois après la Bac.. Nous avons d’énormes responsabilités sur les épaules, on s’adapte à tous les dispositifs mis en place par l’Etat, nous demandons simplement que nos revendications soient prises en considération. » Pour étayer, justement, ces revendications, les travailleurs ont insisté sur le statut en catégorie A, dont bénéficient, aujourd’hui, d’autres professions comme les puéricultrices ou les infirmiers. « Ils ont obtenu ce statut, rajoute Thérèse Fabre, alors qu’il nous est très difficile, dans nos filières habituelles de promotion, d’y accéder. Au contraire, et loin de nous entendre, le Gouvernement rogne sur les échelons et les indices. Cela est injuste car nous sommes des outils de la cohésion sociale, il paraît logique que l’on nous accorde le même droit que d’autres. »
Vers d’autres journées d’action ?
Dans la journée, une délégation a été reçue au cabinet du préfet avant de s’entretenir avec Jean-Jacques Panunzi, président du Conseil Général de Corse-du-Sud. Dans la foulée, Simon Renucci, député Maire d’Ajaccio et Dominique Bucchini, président de l’Assemblée de Corse ont également entendu les revendications. Si, de son côté, l’Etat fait « la sourde oreille », cette journée de mobilisation pourrait être suivie d’autres actions, à court terme. « On se battra pour faire valoir nos droits, rajoute la représente de l’intersyndicale, il est vrai que l’on soutien, bien souvent les usagers ; on a même eu des scrupules à défendre nos intérêts afin de na pas les pénaliser mais nous irons jusqu’au bout pour obtenir quelque chose qui nous paraît logique. »
Affaire à suivre...
Philippe Peraut