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Laurent Caillot : L’homme qui vole au-dessus de l’eau

jeudi 20 septembre 2012, par Journal de la Corse

Ancien surfer et pratiquant de sports extrêmes, Laurent Caillot, originaire des Landes, est arrivé en Corse il y a une dizaine d’années. Il a trouvé, dans le flyboard (traduisez la planche qui vole), l’activité –qu’il compte développer- lui permettant d’assouvir sa passion. Une passion dont il espère bientôt, vivre.

Le flyboard, vous connaissez ? C’est le dernier-né des sports extrêmes. Fixé sur une planche de skate par des chaussures de wake-board et porté par un scooter des mers, grâce à un tuyau long de 18 mètres, l’adepte surfe dans l’air, à la surface et plonge sous l’eau. Le procédé est simple : une pompe haute pression alimente le skate par les pieds (à 90%) et les mains (5% de chaque côté) et peut faire monter le flyboarder jusqu’à 10 mètres au-dessus de l’eau.

800 adeptes dans le monde

Ce tout nouveau concept de sport extrême est né l’an dernier, à Marseille, à l’initiative de Franck Zappata, un « mordu » de scooter des mers. Le premier flyboard a fait son apparition, dans la foulée, en Chine. Un sport qui, s’il n’en est encore qu’à ses balbutiements, se développe la vitesse grand V. On recense, en effet, près de 800 appareils dans le monde dont une vingtaine en France. Et la Corse ? Terrain de prédilection pour les sports nautiques, elle abrite, pour l’heure, sept passionnés. Parmi eux, Laurent Caillot, originaire des Landes. Le pionnier d’une discipline qu’il compte bien répandre dans l’île. « Le premier objectif, explique-t-il, c’est de se faire plaisir. J’ai toujours été attiré par les sports extrêmes et je veux, aujourd’hui, mettre mon vécu dans cette nouvelle activité. » Il est vrai que cet ancien moniteur de Jet-ski et de pilotage-voiture spécialisé dans la conduite sur glace, passé par le jet à bras, le surf tracté (tow in surf) possède une solide expérience. « Tout est dans le regard et la concentration, reprend-il, la tête commande et les membres suivent ensuite. Le but, ce n’est pas d’en faire une activité réservée à une élite mais accessible à tous. Une bonne forme physique est nécessaire. Il faut aussi une grande souplesse et une bonne rigidité au niveau des chevilles. »

Premiers championnats du monde, en octobre au Qatar

À court terme, le flyboarder veut créer un club-école et transmettre sa passion. Il propose, en attendant, des stages découvertes (avec coaching personnalisé, briefing de 10m et vol de 20 m) ou plus perfectionné (plusieurs vols). « Si tout va bien, à compter de l’an prochain, j’introduirai d’autres stages et la possibilité, pour les plus aguerris, d’avoir les commandes manuelles et de se gérer eux-mêmes à partir de l’appareil. Pour les débutants, le but est de les amener à se stabiliser une minute » Le coût d’un stage oscille autour de 900 euros la demi-journée et n’est donc pas adapté à toutes les bourses même si tout est fourni. Quant à l’appareil, son prix est évalué autour de 6.000 euros sans compter le scooter des mers. Laurent Caillot peaufine, pour l’heure, sa préparation, en vue des premiers championnats du monde qui auront lieu au Qatar, du 18 au 21 octobre prochain. On attend 60 à 70 participants pour des figures allant du double saut périlleux arrière à la « toupie » en passant par les vrilles ou le backflip. Tout un programme, sans compter, certainement de nouvelles trouvailles dont le flyboarder insulaire pourra s’inspirer. En tout cas, la silhouette s’élevant près de 7 mètres au-dessus de l’eau, est devenue familière du côté de Porticcio, où, à maintes reprises, la plage entière s’est levée…

Philippe Peraut

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