L’éclairage architectural au service du patrimoine insulaire
Depuis cinq ans, de nombreux monuments ou édifices de Corse, anciens ou modernes, sont mis en valeur grâce à un nouveau procédé d’éclairage : le Led qui allie, entre tradition et modernisme, l’esthétique et la maîtrise de l’énergie. C’est à Jean-François Guerrini, fondateur, en 2006, de la société "Corsalux" que l’on doit cette idée...lumineuse !
Créer un concept lumineux soulignant parfaitement le caractère exceptionnel du patrimoine architectural corse. Telle est, en 2006, l’idée de Jean-François Guerrini, créateur de "Corsalux". "C’est un concept déjà bien développé sur le Continent, explique ce dernier, la Corse possède de véritables trésors architecturaux qui ne demandent qu’à être mis en valeur. Partant de là, "Corsalux" est née."
Restituer la beauté des sites
Ancien régisseur, Jean-François Guerrini a pu parfaire sa connaissance en ce domaine en travaillant dans l’éclairage, associé, bien souvent, à l’événementiel. Il a, ainsi, débuté par les festivités de décembre 2006 dans la cité impériale (Chambre de Commerce, Palais des Congrès, Casino, jardins de la CTC...) Néanmoins, et dans la perspective de ses nouveaux projets, il a acquis, au sein de la Fédération Française de l’Eclairage toutes les notions nécessaires en matière d’éclairage public et surtout architectural. Jean-François Guerrini débute par l’éclairage du clocher de Cervioni. Depuis, tout s’est enchaîné, édifices moderne ou anciens, pour "Corsa Lux" de la citadelle de Corte à l’église de Porticcio en passant par la citadelle de Calvi, la tour de contrôle de l’aéroport d’Ajaccio, la Chambre de Commerce, le Palais des Congrès, le Lazaret Ollandini et bien d’autres éclairages à Ciamannacce, Bucugnà, Penta di Casinca, Isula Rossa, Sari d’Orcino, Sarrola Carcopino... Au total, une vingtaine d’édifices ont été mis en valeur par Jean-François Guerrini qui avoue avoir eu un véritable coup de coeur pour le clocher de Sant’Antone di Casabianca. "Il ne fallait rien voir de notre travail, explique l’intéressé, et souligner parfaitement ce lieu historique. »
Un travail d’art architectural
"Le but, reprend le concepteur, c’est de restituer la beauté du site, la nuit, en jouant avec les zones d’ombre afin de créer une harmonie et une ambiance. Il s’agit, de ne pas noyer la bâtisse de lumières mais, au contraire, de savoir suggérer les formes." Pour ce faire, "Corsalux" s’est spécialisée dans le Led, un dispositif (réglettes ou projecteurs) semi-conducteur qui produit de la lumière au passage des charges électriques. Sa particularité ? Il consomme très peu (60000 h de durée de vie, soit une bonne dizaine d’années !) et reste très esthétique. Quasiment invisibles et parfaitement masqués, ces leds constituent la « marque de fabrique » de la société et soulignent parfaitement, selon les installations, les contours des édifices. Un vrai travail d’art architectural au sein duquel la société insulaire vérifie la célèbre locution latine : « et facta est lux ».
Ph.P.