Comme chaque année, à pareille époque, le JDC jette un œil dans le rétro de l’année et vous relate les temps forts sportifs des douze mois écoulés. Une médaille de bronze aux JO de Londres, en judo (Priscilla Gneto), un titre de champion de France –toujours en judo- (Delphine Delsalle), trois accessions en football dont deux titres (Le SCB en Ligue 1, le GFCA en L2, le CAB en National), un titre de champion du monde de Jet-Ski (François Medori), le maintien de l’ACA en L1 et du GFCA Volley en Ligue A, l’accession du GFCA Handball en N1, le titre, en tennis, de championne de France junior de Clotilde de Bernardi, sans oublier, même si l’officialisation a eu lieu en 2011, les différentes manifestations liées au 100e tour de France cycliste, dont le départ sera donné en Corse, l’année 2012 aura été, encore une fois, marquée du sceau de l’exploit et de la qualité. On peut même avancer, au vu d’un palmarès unique, qu’il sera difficile de faire mieux. Vous êtes prêts. Coup d’œil dans le rétro…
Judo :
29 juillet Priscilla Gneto (médaille de bronze aux JO de Londres) : la consécration
L’ancienne pensionnaire du pôle espoir de Corse a ramené, de ses premiers JO, une médaille. Elle aurait sans doute aimé décrocher l’or. Il n’empêche qu’à moins de 21 ans, la pétillante athlète porto-vecchiaise a quitté Londres avec le sentiment du devoir accompli. Dans sa catégorie (-52kg), elle a survolé les premiers combats de son tableau face à la Chinoise He et la Portugaise Ramos. Il ne lui aura, finalement, manqué qu’un soupçon d’expérience en quarts de finale, face à la Nord-Coréenne Kum-Ae-An, futur vainqueur de l’épreuve. Priscilla a, ensuite, bien négocié les repêchages pour s’offrir une médaille de bronze (aux allures de victoire) face à l’expérimentée judokate belge Heylen. Accueillie, comme il se doit, en Corse, la jeune championne nous a promis l’or pour Rio 2016.
25 novembre Delphine Delsalle : le grand retour
Ancienne pensionnaire du dojo de Bastelicaccia et surtout du pôle espoir de Corse, l’athlète ajaccienne méritait bien une place de choix dans notre sélection. En novembre dernier, elle a, à 27 ans, remporté son deuxième titre de championne de France après celui de 2006. On retiendra, de cette compétition menée de main de maître, la demie finale épique disputée face à Pénélope Bonna, sa rivale de toujours et championne sortante. Un titre qui ouvre d’autres perspectives à l’athlète insulaire.
Football : Le tir groupé des clubs corses
26 mai ACA : miracle à l’Ajaccienne
On évoque un miracle, pour qualifier la deuxième partie de la saison 2011-2012 des hommes d’Olivier Pantaloni, mais c’est avec leurs qualités, tant sportives que mentales, qu’ils ont réussi un authentique exploit. Avec 15 points à mi-parcours (9 après 17 journées), ils ont réussi une deuxième moitié de championnat exceptionnelle alignant, de la 18e à la 21e journée, 4 victoires consécutives et s’offrant, comme par le passé, un beau final à suspense à Toulouse (2-0). Olivier Pantaloni a, avant la reprise, choisi de prendre une année sabbatique. C’est Alex Dupont qui, depuis, a pris le relais. Et à mi-parcours, l’ACA a alterné le bon et le moins bon mais semble en mesure, malgré deux points injustement retirés, de signer un nouveau bail.
SCB : le grand retour
Il aura fallu sept saisons au Sporting pour retrouver l’élite du football français. Mais quelle saison pour la bande à Frédéric Hantz ! Dans la lignée du titre obtenu en national, les Bastiais ont littéralement survolé la compétition ne laissant que quelques miettes à leurs poursuivants, Reims et Troyes. Meilleure attaque, deuxième défense, le SCB a fait la course en tête en 2012 et assuré sa place en L1 bien avant le terme de la compétition. En outre, il a aligné, après la précédente, une deuxième saison consécutive d’invincibilité à domicile, n’y concédant que quatre nuls (Clermont, Lens, Monaco et Sedan) et s’adjugeant le titre de champion. Les retrouvailles en L1 se sont faites sur le tempo précédent pour des Bastiais à leur aise, de surcroît retrouvant un public plus passionné que jamais. Néanmoins, une défense très perméable (la moins hermétique…d’Europe) et l’attitude d’une poignée de pseudo supporters on fait rentrer le Sporting dans le rang. D’autant que le club est dans le collimateur de la LFP. Il a, néanmoins, les moyens de se tirer d’affaires…si les irréductibles se calment.
GFCA : la résurrection ?
Promu de CFA, le club « rouge et bleu », parti pour un maintien tranquille, a réalisé une saison de toute beauté. La bande à Veilex a réussi là où beaucoup avaient échoué depuis 19 ans. Résultat : la deuxième place du classement derrière Niort, un titre « volé » pour deux points injustement retirés et une ½ finale de coupe de France, la 1ère de l’histoire du club, perdue face à Lyon. Auparavant, le Gaz avait épinglé, à son tableau de chasse, Toulouse, Troyes (L2) et Montpellier, futur champion de France. En L2, les « rouge et bleu » font l’expérience d’un monde professionnel très exigeant. Après s’être séparés de Dumè Veilex au soir de la première journée de L2, les Ajacciens, avec Jean-Michel Cavalli aux commandes, ont mesuré le fossé séparant le National de la L2. Des contreperformances dues, le plus souvent au manque d’expérience d’un groupe jeune mais capable du meilleur (nul à Monaco, victoire face à Nantes). A mi-parcours, le coup paraît, néanmoins toujours jouable pour les « rouge et bleu ». D’autant, qu’avec moins de points, l’entraîneur ajaccien avait réussi un miracle avec Nîmes, en 2009.
CAB : le grand saut
Les hommes d’Antoine Emmanuelli avaient, on se souvient, échoué, pour quelques petits points la saison dernière dans la course au National. Lors de l’exercice 2011-2012, le club a affiché les mêmes ambitions et fait la course en tête en CFA sans jamais vraiment trembler. À l’arrivée, il accède, pour la première fois de son histoire, en National où, à mi-parcours, il s’est hissé dans la première moitié du tableau. En prime, pour 2013, un épique CAB-SCB en 32e de finale de la coupe de France.
Volley Ball : Avril, GFCA toujours là
Pour sa 13e saison en Ligue A, on attendait beaucoup de la bande à Fred Ferrandez l’an dernier. Mais le groupe, sans doute pas suffisamment armé sur le plan mental, n’est pas réellement parvenu à se mettre dans la peau d’un « outsider ». Les « rouge et bleu » ont longtemps tremblé lors de la seconde moitié du championnat. Ils s’imposent à Tourcoing à 3 journées de la fin et bouclent la saison par un somptueux match face à Tours, perdu 3-2. Un point qui suffira à leur bonheur. Au-delà d’un nouveau bail signé en Ligue A, le club ajaccien a frôlé une finale de coupe de France, battu en ½ par Beauvais. Dommage. Cette année, les Ajacciens montrent l’étendue de leurs qualités. Un groupe homogène où le retour de Novotny et l’arrivée de Simovski, apportent, incontestablement un énorme plus. Ce gaz-là, qui s’est payé Cannes et Rennes et a fait trembler Tours et sa cohorte de stars, semble paré pour décrocher la lune…
Tennis : 23 août, l’ascension de Clotilde de Bernardi
À 18 ans, la jeune pensionnaire du TC Miomo, quart de finaliste de Rolland Garros junior deux mois auparavant, a confirmé son irrésistible ascension en remportant le titre de championne de France junior, le 23 août sur la terre battue de…Rolland Garros. Elle bat, en finale, Cloé Paquet et s’ouvre un avenir doré. À suivre…
Jet Ski : 15 octobre François Medori sur le toit du monde
François Medori, pilote insulaire professionnel de Runabout en GP et moniteur Runabout chez Dauliach Jet-ski School, a remporté, à Liuzhu (Chine), le 15 octobre dernier, son premier titre de champion du monde. Déjà sacré au terme de la première manche, le vice-champion du monde 2010, met un terme à une malchance qui le poursuivait et connaît, à 25 ans, la consécration mondiale.
Tour de France cycliste : La Corse en ébullition
Si la nouvelle du départ de la Grande Boucle 2013 de Corse a été officialisée en 2011, l’année qui s’écoule aura été marquée par des préparatifs et diverses manifestations. Conférences, interviews, visites de Christian Prudhomme, grand patron du Tour, de Bernard Hinault, quintuple vainqueur de l’épreuve, départs d’une délégation d’élus et responsables insulaire à Paris et en Belgique afin de présenter le projet, et, enfin, la nuit du Tour, courant décembre, avec la mise en place de la signalétique dans les quatre villes sélectionnées, l’île de Beauté attend, désormais, avec impatience, le 29 juin prochain.
Ph.P.