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L’éditorial d’Aimé Pietri.

vendredi 3 septembre 2010, par Journal de la Corse

UN SI BEL ÉTÉ L’été finissant aura été en tout point remarquable. Une météo apaisante, laissant au soleil ses pleins droits et aux nuages quelques ondées bienfaisantes. Peu ou pas d’incendies afin que le couvert végétal puisse retenir l’eau du ciel lorsqu’elle tombait quelquefois en montagne. Attentats en stand by sauf, celui de l’Isolella qui a provoqué les habituelles indignations officielles, hold up inexistants, agressions limitées et vols au compte-gouttes, bref une saison de rêve seulement entachée par les inévitables noyades et les non moins inévitables accidents de la route. Un rush de vacanciers spectaculaire : ils auront été des millions àvivre leur temps libre dans ce pays, donnant àson économie l’indispensable coup de fouet dà», en grande partie, aux chiffres d’affaires confortables des hôteliers, restaurateurs et autres limonadiers. Il n’empêche qu’àl’automne s’élèvera de nouveau le chÅ“ur des Cassandres quémandant les subventions inhérentes aux « Â calamités économiques  ». Ces calamités seront décrites avec minutie, histoire de grappiller quelques aides d’urgence afin que les quémandeurs puissent maintenir la tête hors de l’eau. C’est ainsi chaque année, même lorsque la saison a tenu les promesses des prévisionnistes, que les tiroirs-caisses n’ont cessé de tinter et qu’il a été difficile de faire face àune clientèle surmultipliée. Nous fera-t-on grâce demain de ces « Â tristes querelles  »Â ? Rien n’est moins sà»r. Puisque la générosité de la Collectivité territoriale, donc de l’Etat, est pratiquement illimitée car la Corse doit « Â tenir son rang  ». Le citoyen ordinaire, qui n’en tire aucun profit, doit-il protester contre ce qu’il considère comme une gabegie ? Il aurait tort, il le sait et il fait silence. Ainsi va la Corse. Au fil des saisons fastes et des subventions plus fastes encore. A croire que l’on vit vraiment au pays de cocagne.  

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