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9 août 2013, par Journal de la Corse
L’édito d’Aimé Pietri
UNE BERCEUSE OBSOLÈTE
Peut-on douter de la pérennité du corse ? On le peut, car d’une année sur l’autre, l’idiome régresse au point que l’on se demande s’il survivra à la disparition de la génération charnière, celle qui en a encore l’intelligence et la maîtrise. Cette génération-là l’apprenait instinctivement. C’était sa langue maternelle, transmise par la mère avec la « Ninni nanna », une berceuse précédant le marchand de sable, lequel était, jadis, chez nous, un parfait inconnu. Le corse, (...)